Par Chloé Breton, le 13 novembre 2019

L’une des dernières fois où j’ai passé un entretien d’embauche, j’ai également vécu la pire nuit possible. Rongée par le stress et par l’angoisse, je n’ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. Tous mes amis ainsi que ma famille me disaient de me calmer, que si le job avait à me revenir, je l’aurais. Je n’y croyais pas. Comment pouvais-je laisser mon sort au destin?

C’est seulement en sortant de l’entrevue que j’ai réalisé l’importance démesurée que j’y accordais. Au fond, l’entrevue n’est pas un examen. Ma vie n’était pas en jeu, la journée allait se poursuivre même après avoir vécu cette étape.

Mais pourquoi est-ce quelque chose d’aussi stressant alors?

C’est cette situation qui m’a amenée à me questionner sur le sujet. Je dirais que c’est dans notre façon de percevoir l’entrevue que se trouve le problème. Nous voyons l’employeur comme maître de notre sort.

Ce n’est pas entièrement faux, je vous l’accorde, mais il y a une nuance importante.

Il faut comprendre que pour l’employeur, le fait de chercher du personnel est également une source de stress. Il a le souhait de trouver le candidat idéal et le besoin de compléter son équipe de travail.

Avec un nouveau regard, il est possible de voir l’entrevue comme une rencontre entre le candidat et l’employeur, dans l’optique d’établir un contact. L’employeur a déjà accès à votre curriculum vitae puisque vous lui avez remis. L’entrevue est donc l’occasion de valider si votre personnalité, votre attitude et votre énergie sont complémentaires à l’équipe en place et à ses besoins. S’il vous rencontre en entrevue, c’est parce qu’il croit que vous avez le profil pour le poste. Il suffit donc de lui confirmer son choix, c’est tout!

L’entrevue est une rencontre d’égal à égal, pas un examen!


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